Les préparatifs

Les préparatifs

La crise sanitaire a évidemment impacté ma préparation. A commencer par une question fondamentale : partir ou ne pas partir ? Je suis resté dans une expectative plutôt pessimiste jusqu’à début juin. Et puis l’Union européenne a commencé à entrouvrir ses frontières. C’est à ce moment là que je me suis décidé à faire comme si c’était possible. Et ça l’est devenu, même si l’incertitude plane encore sur l’Ukraine et la Serbie. Mais les deux pays essentiels, la Slovaquie et la Roumanie sont ouverts sans restrictions; il faut en profiter, ça pourrait ne pas durer…

Et puis, le confinement a évidemment ralenti ma préparation physique. Ajoutez à cela quelques festivités familiales, la météo pourrie de juin et une chute de vélo, et je me retrouve avec un compteur de kilomètres parcourus complètement dérisoires. Côté condition physique, ce ne sera donc pas le top et les premiers jours pourraient être difficiles.

Concernant le matériel, je repars avec mon fidèle Colibri, qui vieillit comme moi, mais tient encore le choc. Il est vrai qu’à lui, on change quelques pièces à chaque voyage, alors que les miennes sont toutes d’origine ! Le changement le plus visible concerne les sacoches, des belles Vaude que le Père Noël m’a offertes. Plus discret, mais tout aussi important, j’ai fait rehausser légèrement le guidon pour tenter d’éliminer les sensations de « fourmis » dans les doigts et les douleurs dans le cou. Dans le matériel emporté, deux nouveautés aussi : un chargeur hybride solaire qui va augmenter mon indépendance énergétique, et un réchaud à bois ultra plat et léger à la place du réchaud à gaz. Pour le reste, rien de bien neuf par rapport à 2018, si ce n’est une garde-robe encore simplifiée et une boîte à outils allégée de plusieurs engins dont, de toute façon, je ne savais pas me servir…

Dernière nouveauté, la présence d’un partenaire à mes côtés : Laurence Leguy, assureur AVIVA à Sablé, me fait l’amitié de me soutenir financièrement. Elle ne demande rien en échange, mais moi je le dis : Laurence, elle assure vraiment !