Pourquoi et merci.

Pourquoi et merci.

Pourquoi ce périple à vélo ?

Bien peu osent le dire, mais beaucoup le pensent : « 4.500 Km assis sur une selle à pédaler en traînant 20 kilos de bagages, faut être fou !»

Alors, oui, il est possible que je ne mesure pas toutes les difficultés qui m’attendent ; mais qu’importe ! Je pense en avoir identifié suffisamment pour faire face à celles qui surgiront forcément.

Physiquement, je suis plutôt rassuré par les séquences de préparation effectuées depuis 3 mois.

Techniquement, le vélo est costaud ; une bonne révision générale avant le départ et la mise à neuf de quelques pièces sensibles devraient me mettre à l’abri de beaucoup de pannes.

Dans ma tête, je n’ai aucun doute sur ma volonté d’aller au bout.

Et surtout, j’ai envie de partir! J’ai envie de savourer cette liberté d’effectuer chaque jour la distance qui me convient : beaucoup les jours de forme, moins les jours « sans » et même rien du tout si je tombe sur un endroit qui mérite un arrêt prolongé. Ma devise : partir doucement, rouler peinard et arriver tranquille.

D’où l’idée de partir tout seul ; je veux aller à mon rythme, selon mes envies et mes possibilités. Dans le fond, je suis un solitaire. Et de toute façon, je n’ai pas reçu beaucoup de candidatures pour m’accompagner !! C’est toutefois avec plaisir que j’effectuerai quelques étapes avec des compagnons temporaires.

Du coup, le planning est très très prévisionnel et susceptible de modifications en fonction des envies, des découvertes, des rencontres, de la météo et des divers aléas. Seule contrainte : être à Saint-Pétersbourg au plus tard le 4 septembre.

Je pars avec la possibilité d’être totalement autonome : tente et matériel de couchage, réchaud et gamelles, alimentation électrique fournie par les coups de pédales. Pour autant, je ne dis pas que je camperai chaque soir ; l’attrait d’un gîte d’étape ou l’invitation de particuliers accueillants me permettront sans doute de dormir au chaud et au sec de temps à autre.

Ce voyage n’est pas :

  • un coup de tête, car cela fait deux ans que je mûris ce projet ;
  • un exploit ; je pense que c’est physiquement à la portée de toute personne en bonne santé ;
  • un défi, car la notion de compétition est absente de mon projet et je n’ai rien à prouver à personne ;
  • une aventure, car je ne vais traverser que des pays « civilisés », qui d’ailleurs appartiennent presque tous à l’Union européenne, hormis la Russie ;
  • une fuite ; je suis heureux dans la vie, je ne cherche pas à échapper à ma femme, à mes relations ni à mes créanciers !

MERCI !

Merci à ma Marthe chérie qui accepte de vivre depuis des mois avec un type qui a un vélo dans la tête en permanence;

Merci à mes filles, mes frère et soeurs qui m’encouragent tous à mener mon projet à son terme;

Merci aux dirigeants du Sablé Basket qui acceptent d’être lâchement abandonnés par leur président pour le Trophée et le début de saison;

Merci à mes amis et ex-collègues qui ont participé à l’achat du vélo;

Merci à Gigi et Michel qui ont roulé avec moi régulièrement;

Merci à Alexis et Philippe pour leurs lumières informatiques;

Merci à Laurence Leboucher d’accepter de « marrainer » mon voyage;

Merci à Laure pour le beau visuel qu’elle a créé et à Céline pour les stickers de cadre;

Merci à Thierry de m’avoir fait goûter aux joies du cyclotourisme;

Merci à Yann pour ses conseils techniques et l’adaptation du vélo.

Merci à Pierre pour ses compétences techniques et sa patience.