Après la Russie, le Maroc

Après la Russie, le Maroc

Après la formidable expérience de mon voyage vers Saint Pétersbourg, j’ai décidé de repartir sur les routes et sur les pistes.

Privé de soleil et de paysages grandioses en 2016, j’ai opté cette fois pour un pays qui semble me promettre les deux, le Maroc.

Afin de ne pas gaspiller de temps et d’énergie dans un parcours de liaison qui aurait nécessité trois semaines, je ne partirai pas de mon jardin. Un coup d’avion va me déposer à Fès. De là j’effectuerai une vaste boucle dans l’Atlas puis dans le sud du pays, aux confins du désert.

J’effectuerai ce nouveau périple de 2.500 Km sur mon fidèle Colibri, qui, comme moi, n’est pas de première jeunesse mais qui assure le service minimum. La météo plus clémente et surtout l’expérience vont me permettre d’alléger la monture; de 20 kilos de chargement, je vais passer à 13 ou 14, auxquels il faudra néanmoins ajouter l’indispensable réserve d’eau d’environ 5 litres.

Sur le plan mécanique, une nouvelle cassette va m’offrir des développements plus adaptés au relief qui m’attend. Je vais en effet escalader quelques cols gratinés. Le plus connu est le N’Tichka entre Ouarzazate et Marrakech, mais avec ses 2260 mètres ce n’est pas le plus haut; dès les premiers jours je vais grimper jusqu’à 2.700 mètres d’altitude. Une expérience nouvelle pour moi.

J’aborde ce nouveau voyage avec beaucoup d’humilité car je ne suis pas certain d’avoir les moyens de mes ambitions. Les côtes sarthoises, bretonnes et normandes ne m’ont pas permis de vérifier ma capacité à monter des cols. C’est la grande inconnue de ce voyage.

Par prudence, j’ai programmé des étapes plus courtes que dans la vaste plaine du nord, en moyenne 40 Km par jour. Ce qui est sûr, c’est que j’aurai le temps d’admirer le paysage, au moins dans les montées…

L’autre inconnu, c’est l’accueil qui me sera réservé. Tout le monde me dit que les Marocains, et particulièrement les Berbères, sont très accueillants. Il se pourrait donc que je sois souvent convié à dormir chez l’habitant. Ce n’est évidemment pas pour me déplaire, mais j’ai aussi envie de conserver des plages de solitude et de bivouaquer dans la nature.

Dans la mesure du possible, je tiendrai mon blog à jour quotidiennement ; si cela vous amuse, vous pourrez donc suivre les péripéties de mon voyage que j’aurai plaisir à partager avec vous.

Le Maroco-Sarthois Mohamed Serbouti me fait l’honneur d’être le parrain de mon voyage dans son pays.